5 lettres. Un mot court mais sonnant qui donne déjà le ton. A quoi pensez-vous si je vous dis échec ? Au jeu qui demande intelligence, stratégie et réflexion ou bien au revers, à la défaite et à l’obstacle qui vous éloigne de vos rêves ? Un mot, plusieurs possibilités. C’est marrant comme au fil des années, ce qui signifiait en persan « la mort du roi » (et signe de victoire aux échecs) a été connoté négativement.

Avouez ! On a du mal à parler de ses échecs. On a du mal à dire que ça n’a pas marché, qu’on s’est trompé ou qu’on a pas fait comme il « fallait ». C’est extrêmement tabou et mal vu. En France, il ne faut pas échouer, sinon, ça signifie que tu n’as pas de compétences. Mais bon, il ne faudrait quand même pas trop réussir non plus. Ouais, on est plutôt sur un français moyen, qui ne se trompe pas mais qui n’atteint pas non plus ses rêves. Alors, vous allez me dire « mais comment on peut évoluer et progresser avec la méthode ByClem si elle nous parle de l’échec ? ». En fait, j’ai envie de faire changer le regard sur l’échec. Si vous échouez, c’est parce que vous tentez. Et si vous tentez, vous êtes dans l’action, dans une démarche pour aller vers ce que vous désirez. Alors, pour moi, c’est jackpot !
Souvenez-vous. Quand vous étiez bébé, que vous aviez 12 mois et que vous essayiez de marcher. Vous êtes tombée pas mal de fois. Parce que vous avez tenté de marcher. Jamais vous avez pensé « c’est pas pour moi ! ». A force de persévérance et d’encouragements, vous avez fini par y arriver. Et personne ne vous a vu comme un looser qui était tombé 685 fois avant de réussir. Vos parents vont plutôt se souvenir de l’âge où vous avez réussi à faire vos premiers pas. Finalement, on aurait besoin de garder cette philosophie-là.
L’échec, ce n’est pas rater, c’est apprendre.
« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » – Mandela.
Pour pousser le bouchon encore plus loin, je dirai que vous apprenez plus avec un échec qu’avec une victoire. L’échec, c’est un peu comme un conseil donné pour une meilleure solution. Par exemple, je me souviens qu’à la fin de la seconde, au moment où on choisit sa spécialité (littéraire, économique et sociale ou scientifique), je voulais naturellement aller vers le scientifique. Pourquoi ? Parce que les gens intelligents prennent tous scientifiques! Pourtant, les professeurs ont refusé que je me dirige vers cette orientation, ayant des notes trop basses en physique. Je ne vous explique pas la claque que j’ai prise ! Moi, Clémence, bonne élève. A qui on avait proposé de sauter une classe en primaire. Première de classe pendant de nombreuses années. Classe européenne dans le privé. Bref, vous avez compris le tableau. 16 ans et premier échec de ma vie. Evidemment, je vis très mal la chose et me dirige par dépit vers une section économique et sociale avec un profil généraliste (ES, spé maths, mention européenne). Après plusieurs années et le recul nécessaire, je me rends compte que ce refus était finalement une excellente chose. J’ai compris que, grâce à ce revers, j’étais allée dans la bonne direction ! Qu’est-ce que moi j’aurai foutu en filière scientifique ? J’adore les maths mais ça s’arrête là. A travers cet exemple, on constate bien que l’échec nous apprend des choses et nous remet aussi parfois sur le bon chemin.
« J’ai raté 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai réussi. » – Michael Jordan.

S’il y a bien un secteur qui a un prisme totalement différent sur l’échec, c’est bien le sport. Le sport donne une toute autre tonalité. Cette mentalité (l’esprit à l’américaine) Jordan en est l’excellent porte-parole. Quand on te dit Jordan, vous pensez à quoi ? A ces échecs ou à un des plus grands basketteurs de tous les temps ? Le choix est vite fait. Dans son propos, il met clairement en avant que pour réussir, il vous faudra échouer. C’est quelque chose d’assez populaire dans le sport. Qui n’a pas échoué, n’a pas tenté. Et en plus, on le tourne même parfois en dérision. Au rugby, on peut voir dans certains clubs l’élection de la plus belle boulette, sous-entendu de l’échec le plus marrant. On dédramatise l’échec et on apprend à travers lui.
Désormais, je ne veux plus vous entendre avoir peur d’échouer. Vous échouerez sûrement mais chaque fois que vous échouerez, vous apprenez et vous vous dirigez un peu plus de la réussite.
« L’échec est la fondement de la réussite »

